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Peter; No time to think of consequences. [100%]

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MessageSujet: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 15 Déc - 10:45



PAN
Peter David Matthew Young




feat Evan Peters

Je suis ...

φ Nom : Young φ Prénoms : Peter David Matthew φ Date de naissance : 10/04/2025, d'après ses dires φ Age : 18 ans, d'après lui encore une fois φ Situation personnelle : célibataire φ Monde : Inconnu, mais il passe beaucoup de temps dans celui des Délices φ Tribu : Voleurs φ Ambition : Accéder à la jeunesse éternelle des Ephèbes


Caractère
Peter est ce qu'on appelle un grand enfant. Âgé de 18 ans, en apparence du moins, il a plutôt la mentalité d'un jeune adolescent et ce depuis toujours, ou en tout cas d'aussi longtemps qu'il se souvienne, c'est-à-dire ses treize ans - âge qu'il s'est d'ailleurs attribué lui-même, comme tout ce qui compose sa vie avant le monde de l'Inconnu. Il aura tendance à réagir de façon impulsive, impétueuse, sans penser aux conséquences de ses actes et il agace un nombre considérables de ses contemporains par cela. Avec Peter, tout peut être apparenté à un jeu : il s'est maintes fois retrouvé dans des situations périlleuses ou embarrassantes, mais ne s'en est jamais inquiété outre mesure ; il aime d'ailleurs penser que c'est grâce à cela qu'il a toujours réussi à s'en sortir d'une pirouette. Résultat, dans le monde de l'Inconnu, le jeune homme n'a que peu d'amis, la plupart de ses concitoyens l'évitant à cause de son arrogance et de son manque de sérieux.

Pour autant, il sait se faire discret quand il le faut : son adolescence au sein d'une tribu de Voleurs ainsi, même s'il l'ignore lui-même, que ses origines lui ont accordés le don de se fondre dans n'importe quel paysage et de savoir se faire oublier des personnes ou créatures qui l'entourent. Il n'est pas rare de le voir surgir de nulle part comme par magie, ce qui crée une impression très étrange, presque désagréable ; encore une raison pour laquelle il ne fait pas partie des plus populaires au sein de son peuple - pour ce qui est des adultes en tout cas, car, Peter ayant toujours été doué pour amadouer les moins futés, les plus jeunes se plaisent à écouter ses aventures, qu'elles soient vécues ou non, certains ayant même développé une forme d'admiration et de respect à son égard. Mais rares sont les enfants dans les tribus de Voleurs, aussi Peter est-il plus renommé dans le monde des Délices, où il charme souvent les jeunes nantis pour mieux faire les poches de leurs parents quand ils viennent le remercier après son récit.

Peter est également un jeune libertin : il vole de couche en couche, le plus souvent celles des Nymphes qui sont presque devenues ses amies. Son " tableau de chasse " compte autant de femmes que d'hommes, et il n'est pas des plus courts car dans sa vision des choses, la vie ne vaut d'être vécue que si l'on y ajoute un soupçon - qui se transforme en une poignée bien remplie dans son cas - de piment. Cependant, jamais de relation sérieuse : trop de problèmes, trop d'attaches... Peter est un esthète et un grand amateur des plaisirs de la chair, mais c'est également un solitaire, même s'il passe beaucoup de temps à la fontaine de Plouto, en compagnie des Nymphes dont il affectionne particulièrement la compagnie, sans doute car leurs façons de penser ne sont pas très différentes.

Egoïste, enfin. Le jeune homme, et il n'en fait pas une honte, ne pense que dans son propre intérêt ; même s'il lui arrive de temps à autre de voler au secours d'un individu en fâcheuse posture, il y aura toujours une arrière pensée, un dessein, même s'il n'est pas visible au premier abord, rarement vertueux : il arrive, par exemple, que Peter mette en fuite un de ses compagnons Voleurs car il convoite le même butin. Parfois, le but de son aide est tout simplement physique : quoi de mieux pour s'acquitter d'une dette que de rembourser son créditeur en nature ? Ceux qui le connaissent le savent, refusant le plus souvent son aide tant qu'elle n'est pas nécessitée, mais dans les mondes d'aujourd'hui les proies naïves sont nombreuses...

En résumé, le jeune homme est aventurier, joueur, inconséquent, discret, libertin, solitaire, égoïste mais surtout mystérieux : personne ne sait rien du passé de Peter, lui-même n'a aucune idée d'où il vient, et il compte bien faire en sorte que les choses restent ainsi. Pour lui, pas question de fouiller les limbes de sa mémoire perdue, de mener des recherches sur ses origines - quelles qu'elles soient - ni, pire encore, de répondre honnêtement aux questions qu'on lui pose : Peter aime sa vie de Voleur, il se sent parfaitement à l'aise dans le monde des Délices et trouve que les choses sont très bien comme elles sont. Mais surtout, il n'est pas idiot et sent bien que ce qu'il y a là à découvrir ne renferme pas que de plaisants secrets... Et il préfère se complaire dans la bulle d'insouciance qui l'entoure, aussi créée de toutes pièces soit-elle.


Histoire
I. Peter
Le présent de Peter n'est ni très compliqué, ni tenu secret. On sait qu'il a grandi parmi les Voleurs depuis ses supposés treize ans - c'est en effet le discours qu'il a toujours tenu, même si son physique était déjà anormalement développé et n'a pas considérablement changé depuis - et qu'il passe le plus clair de son temps en compagnie des Nymphes et des Ephèbes du pays des Délices, quand il n'est pas occupé à piller les foules avec une aisance surprenante, son talent inné pour le camouflage l'aidant beaucoup dans son ouvrage. On sait aussi qu'il est à ce jour l'un des seuls à pouvoir partager la couche d'une Nymphe et à en ressortir vivant, et qui plus est libre de leur joug, ayant gagné leur respect depuis qu'il a occis l'une des leurs alors qu'elle tentait de l'achever après avoir profité du plaisir qu'il pouvait lui offrir.

Cependant, tout ce qui compose son passé reste flou : d'où vient-il ? Quel est son véritable âge ? Quel clan retient les secrets de ses origines ? Comment se fait-il qu'il soit apparu comme par magie non loin d'une tribu de Voleurs au sein du monde de l'Inconnu alors qu'il n'est de toute évidence pas né auprès d'eux ? Personne - pas même lui - ne peut apporter de solutions à ces problèmes que pose son amnésie : toutes ces questions restent sans réponses, et elles le resteront sûrement jusqu'à ce qu'il en ait décidé autrement.

II. Pan
La vérité, la voilà : il y a longtemps déjà - on ne sait pas exactement quand car le peuple qui nous intéresse ne porte pas un intérêt notable au temps qui passe mais on peut supposer que cela se serait passé durant la seconde moitié du vingtième siècle - une Dryade se mariait avec un mâle de sa tribu, et lui donnait deux enfants, un garçon et une fille, évènement certes plus rare parmi ces êtres sylvestres que parmi les hommes, mais pas de façon démesurée. Cela n'était en aucun cas la première ni la dernière fois qu'une Dryade donnait naissance à des jumeaux.

La fille, dotée après la déesse Demeter du nom de Cérès, présentait toutes les caractéristiques de la Dryade lambda : patiente, farouche mais réfléchie, prêtant à la Nature - sa faune comme sa flore - une importance presque plus grande que celle qu'elle portait à ses semblables, et méprisant les futilités telles que la gourmandise ou les relations de couple qu'elles soient purement physiques ou agrémentées de sentiments.

Son frère, appelé Pan par rapport au célèbre dieu de la Nature, était à l'exact opposé un marginal parmi ses semblables. Il ne voulait ou peut-être ne savait pas se tenir tranquille, obligé de toujours s'agiter, s'adonner à des jeux turbulents et bruyants, et ignorait tout de la patience, de la sérénité qui caractérisait pourtant son ascendance. Son enfance fut semée de remontrances et de punitions diverses, mais il finit par calmer ses ardeurs, acceptant de faire profil bas et de se plier aux normes de son peuple. Il était alors dans le début de ce que l'on pourrait, dans un souci de correspondance avec le développement humain, appeler son adolescence, même s'il serait présomptueux de lui octroyer un âge puisque les Dryades n'accordent en général aucun crédit aux années qui passent, leur espérance de vie étant bien plus élevée que celle des Humains. Il se révéla vite aussi doué que sa soeur jumelle et se rapprocha de sa philosophie de vie, même s'ils étaient beaucoup moins proches, de façon assez paradoxale, que pendant leurs premières décennies. Mais cela n'était bien sûr qu'une façade : Pan avait beau être une Dryade moins pondérée que ses congénères, il n'en était pas moins intelligent et il avait vite compris que son attitude rebelle ne ferait que lui compliquer la vie. Il avait donc décidé de rentrer dans les cadres qu'on tentait de lui imposer, gardant sa véritable personnalité pour ses instants de solitude. C'était à contrecœur qu'il avait d'ailleurs décidé de s'éloigner petit à petit de sa jumelle, car la trop bonne connaissance qu'elle avait de lui aurait pu la mener à des conclusions qui n'auraient apporté que du négatif pour son frère. Cette imposture le protégea pendant un moment, mais elle était trop hasardeuse, et le caractère de Pan trop explosif pour être contenu aussi longtemps ; un jour, au cours d'une période de cérémonies traditionnelles qui avait une grande importance dans le monde des Dryades, sa mère le surprit en compagnie d'une Nymphe, peuple profondément haï par les êtres de la forêt, dans une situation pour le moins scabreuse, ou en passe de le devenir. La sanction fut immédiate : Pan était devenue ce que sa tribu appelle, de façon assez sinistre, une Ignominie, ou plus communément une honte si lourde que leurs épaules aussi puissantes soient-elles n'ont pas la force de porter. Le verdict était sans appel. Pan n'était plus désormais le bienvenu parmi les Dryades ; il fut banni et sa mémoire effacée, et la décision fut prise, par les doyens de ceux qui ne formaient plus son peuple à présent, de l'exiler dans un monde différent avec l'espoir qu'il ne parviendrait jamais à découvrir ses véritables origines - auquel cas ils seraient forcés de réitérer l'opération. Car un être ayant choisi de ne serait-ce que d'avoir une attitude avenante envers une Nymphe ne pouvait décemment être appelé une Dryade une seconde de plus.

III. Ignominie
Alors qu'il poussait la porte du pub dans lequel il avait décidé de faire halte, il se posa pour la énième fois la question qui depuis qu'il s'était réveillé lui torturait l'esprit : que lui était-il arrivé ? Il était amnésique, ça ce n'était pas encore trop compliqué. Mais le véritable problème était de savoir comment il se faisait qu'il ait en tête une foule d'informations à propos de la société, de la façon de se comporter selon ses auditeurs, des mots à employer, et caetera alors qu'il n'avait strictement aucun souvenir de son passé. En théorie, quelqu'un qui ne se rappelle rien avant le moment de son réveil ne devrait pas pouvoir se remémorer les leçons, les normes qu'on aurait pu lui avoir apprises. Et pourtant, il savait parfaitement communiquer, à l'écrit aussi bien qu'à l'oral, et tout ce qui l'entourait était pour lui clair comme de l'eau de roche. Après avoir assimilé ce fait, il s'était dit que son amnésie ne devait pas être naturelle : quelqu'un l'avait sûrement, de façon direct ou non, provoquée. Vu sous un certain angle, savoir qu'il avait une base sur laquelle reposer sa réflexion était plutôt rassurant ; mais l'on ne méritait pas ce châtiment pour un affront bénin. Ce qu'il avait fait devait être quelque chose de grave, quelles qu'en soient les circonstances. Cela l'avait d'abord inquiété - que se passerait-il si cela n'était que la première partie de son châtiment ? - mais il s'était vite dit que si c'était le cas, le reste lui serait probablement déjà tombé dessus. Qui plus est, il aimait l'idée que l'ancien lui ait été capable de commettre un acte assez impressionnant pour qu'on juge nécessaire de le déposséder de ce qu'il avait usé de vie.

Ce qui l'agaçait le plus était que celui qui s'était occupé de remplir les lacunes avait oublié quelques éléments : il n'avait, par exemple, aucune idée du jour, du mois ou même de l'année où il évoluait jusqu'à ce qu'il l'entende par quelqu'un dans une des rues qu'il avait entre temps arpenté - le dix avril 2038, date qu'il avait désigné comme étant le jour de son treizième anniversaire, puisque ce seraient à présent les premiers souvenirs qu'il pourraient solliciter et que le nombre treize revenait chaque fois qu'il se posait la question de son âge. Par contre, il savait lire l'heure et connaissait aussi le gros des évènements majeurs du patrimoine local. C'étaient de telles incohérences qui le perturbaient, plus que le fait même d'avoir perdu la mémoire. Car, au final, ce pouvait aussi avoir une part de bon. En effet, il avait décidé de prendre ce qui lui arrivait comme une opportunité de se façonner une vie à son goût, plutôt que de voir là une tare, une corvée, une malédiction.

Il s'assit sur un des tabourets longeant le comptoir, entre deux hommes dont les verres à l'aspect élaboré traduisaient une certaine aisance financière. Et c'était précisément ce qu'il cherchait pour subsister : des victimes potentielles dont l'attention était occupée et la bourse bien remplie. Il avait passé sa matinée à piocher dans les étalages - il avait eu la chance de se réveiller un jour de marché. Il s'était d'abord trouvé un long manteau pour dissimuler ses vêtements sales et calmer les frissons qui lui parcouraient régulièrement l'échine. Apparemment, la ville dans laquelle il se trouvait - il avait appris au détour d'un boulevard qu'il s'agissait de Cyllène la Haute, nom qu'il connaissait déjà sans toutefois avoir le moindre souvenir en rapport - n'offrait pas un climat des plus tropicaux. Puis de la nourriture, dérobée à un marchand au passage, et finalement quelques bourses par ci par là, à l'attention desquelles les innombrables poches du manteau qu'il s'était approprié en tout premier lieu s'étaient révélées très utiles. La facilité avec laquelle il avait commis ces larcins l'avait étonné lui-même, presque effrayé, mais il s'était dit qu'au point où il en était tout moyen de survivre était bon à prendre.

" Et pour le gamin, qu'est-ce que ce sera ? "

Il eut un instant d'hésitation avant d'être sûr que c'était à lui que le barman s'adressait. Le gamin... C'était un terme vaste, qui lui correspondait sûrement puisqu'il avait l'apparence d'un adolescent. De plus, l'idée d'être considéré comme un " jeune " lui plaisait plutôt. Il remercia intérieurement le barman qui venait sans y penser de lui offrir un nom de famille, et lui répondit qu'il prendrait une pinte de la bière qu'il recommandait. Il ne voulait pas attirer l'attention en commandant une boisson connotant une quelconque caractéristique sociale. Au moment où le barman posait ce qu'il avait demandé devant lui, il lui demanda en plus son sandwich le plus nourrissant. Mais quand l'homme revint pour le faire payer, il découvrit un siège vide et la trace encore humide du verre qui se trouvait devant. Comme pour confirmer ses soupçons déjà bien formés, les deux clients qui entouraient cette place se plainèrent simultanément de la disparition mystérieuse de tout le liquide qu'ils avaient emporté sur eux.

" Le gamin ", auto-nommé Young, sirotait sa bière assis sur les marches d'un perron à deux rues de là, recomptant son butin avec un sourire au coin des lèvres ; il commençait à prendre goût au vol, et savait d'ores et déjà qu'il ne ferait rien pour bannir ce mode de vie de ses habitudes. Il se leva après avoir vidé son verre, se dirigeant vers une petite foule qui se tassait devant une sorte de spectacle de rue un peu plus loin, espérant se procurer de quoi faire quelques économies de plus. Il s'apprêtait à se glisser entre les gens quand il s'aperçut qu'il n'était pas seul à avoir eu la même idée : un homme autour de la quarantaine était en train de faire les poches à plusieurs spectateurs qui ne s'en douteraient pas avant quelques minutes, juste le temps de lui laisser assez d'avance pour ne pas se faire prendre. Young en déduit que ce devait être un Voleur, un vrai. Voleur... Voilà un environnement qui ne lui déplairait probablement pas s'il y avait affaire. Cette dernière considération le poussa inconsciemment à emboîter le pas de l'homme qui était en train de quitter les lieux promptement, marchant aux endroits stratégiques pour ne frôler personne et ne pas faire le moindre bruit. Alors qu'il le suivait dans les rues de Cyllène, puis dans les quartiers un peu moins fréquentés, Young se surprit à penser qu'il avait peut-être du potentiel dans le métier : après tout, cela faisait un moment déjà qu'il lui filait le train sans se trahir une seule seconde. A chaque pas qu'il faisait, à chaque avancée qui le rapprochait du campement où s'étaient sûrement établi le clan de sa victime, Young s'emballait de plus en plus, impatient de savoir si oui ou non il aurait la possibilité de les rejoindre. Ce qu'il vit en s'arrêtant, loin de réfréner son excitation, ne fit qu'attiser encore plus le feu qui grandissait en lui.

Pourtant, il n'était pas question de luxe, de tranquillité ni même d'aucune forme de stabilité : une quinzaine de tentes et quelques caravanes étaient dispersées dans une clairière autour de ce qui semblait être les restes d'un feu de bois, et tous les protagonistes en âge de mettre main à la pâte semblaient toujours avoir quelque chose à faire, se déplaçant rapidement et avec détermination, chacun ayant une tâche précise à accomplir. Ils étaient peu, la plupart étant sans doute toujours en expédition pour ramener quelque chose à se mettre sous la dent. Young resta longtemps à l'ombre des arbres, prenant garde de ne pas se faire remarquer, scrutant avec intérêt chaque mouvement qui s'effectuait en contre-bas. Il repéra vite une tente plus grande que les autres, à l'intérieur de laquelle les gens entraient les bras remplis et ressortaient sans leurs divers chargements ; il en déduit que ce devait être l'endroit où ils entreposaient le fruit de leur journée.

Il ne se décida à sortir de sa cachette que la nuit tombée, alors que le campement s'était vidé de la plupart de ses occupants, afin de voir de plus près ce qu'il avait passé l'après-midi entière à observer. Tout en marchant à pas de loup entre les tentes, prenant garde à ne pas marcher sur les divers déchets qui avaient été laissés au sol, il se dit qu'il adorerait vivre parmi eux, enviant leur liberté et l'absence de routine dans leur mode de vie. Il était en train de réfléchir à un moyen de les laisser l'accepter en leur sein quand une voix sortie de nulle part lui fit faire un bond sur le côté, manquant de tomber à la renverse.

" Tu ferais mieux de te barrer vite fait si tu tiens à ta tête. "

Il se tourna pour voir son interlocuteur, posant à sa grande surprise les yeux sur une fille aux courts cheveux sombres et dotée de grands yeux bleus, si frêle qu'il avait l'impression de pouvoir la faire voler au loin d'un clignement de paupière. Mais il y avait dans son regard quelque chose de fort, de presque intimidant qui le poussa à rester sur ses gardes. Elle était assise en tailleur sur une souche d'arbre, devant ce qui devait être sa tente, une cigarette roulée à la main et un livre aux pages jaunies posé sur ses genoux. Ignorant son avertissement, il se rapprocha au contraire d'elle, s'asseyant au pied de la souche. Cette fille l'intriguait, et peut-être pourrait-elle l'aider à se frayer un chemin jusqu'au chef de cette tribu.

" T'es pas un peu jeune pour ça ? "

Il n'y avait pas de désapprobation dans la voix de Young ; c'était une question comme une autre pour amorcer la conversation. Elle ne broncha pas quand il fit passer la cigarette entre ses doigts pour en tirer une taffe, et se contenta de hausser les épaules en guise de réponse.

" Je fais ce que je veux, ici tout le monde s'en fout. "

Cette réponse convenait au jeune homme qui tira une deuxième taffe avant de lui rendre son bien, regardant la fumée s'échapper de ses lèvres en marquant une tache blanche sur le ciel étoilé. Fumait-il avant ? Il n'en savait rien, mais ce n'était pas désagréable. Son regard se posa sur le livre que l'adolescente continuait de parcourir des yeux, comme si elle était toujours seule.

" C'est quoi ?
- Un gosse des rues qui se retrouve sur une île imaginaire où il ne grandit pas, et qui oublie au fur et à mesure toute sa vie d'avant. Je l'ai piqué à un sale mioche qui voulait pas arrêter de pleurer sur le marché de Cyllène. "

Il courba le dos pour pouvoir regarder la couverture du livre. La jeune fille arqua un sourcil en le voyant faire, mais ne fit rien pour lui faciliter la tâche. L'illustration représentait un enfant à l'air insolent, vêtu de vêtements apparemment faits de feuillage. Sur le livre était marqué : Peter Pan, James Matthew Barrie.

" Peter Pan, c'est le nom du gosse ?
- Ouais. "

Peter Pan... Pan. Ce nom sonnait dans sa tête de façon familière, mais il ne parvenait pas à en trouver la signification. Peut-être était-ce son prénom... Bizarre comme prénom.

" Et toi ?
- Hein ?
- Ben, c'est quoi ton nom ? "

Il eut un temps de réflexion, mais finit par faire son choix :

" Young... Peter Young. Toi ?
- J'ai pas encore décidé si j'allais te le dire. "

Ayant apparemment décidé que le temps qu'elle avait à lui consacrer était écoulé, elle jeta sa cigarette dans les débris du feu, referma son livre et contourna la souche pour rentrer dans sa tente, jetant au passage une couverture déchirée à " Peter ".

" Retourne dans la forêt, où tu risques de te réveiller à poil. Je te dirai mon nom si les autres veulent bien de toi. Sinon, je prendrai tout ton fric et j'oublierai que tu as existé. "

Elle posa une dernière fois son regard perçant sur lui, comme pour le jauger, puis referma sa tente, laissant Peter seul dans l'obscurité. Il resta ainsi encore quelques minutes puis se retrancha sous les arbres, se recroquevillant pour ne pas avoir froid. Il s'endormit le sourire aux lèvres. Demain, il saurait le nom de cette fille si mystérieuse, ou alors il ne voyait plus d'intérêt à rester dans les parages.

Le soleil était déjà haut quand il ouvrit les yeux. La jeune fille de la veille se tenait accroupie devant lui, ayant l'air d'attendre qu'il se lève. Il se demanda depuis combien de temps elle était là. Dans la lumière du jour, il put la regarder plus à loisir : comme il l'avait pensé, elle était très mince, plutôt petite, et son visage bien que doux lui donnait un air déterminé, farouche, faisant prendre à Peter la sage décision de ne pas essayer de lui jouer des tours à l'avenir. Ses cheveux, coupés àà la garçonne, étaient moins sombres qu'il ne l'avait pensé, d'un brun tirant légèrement vers le roux. Elle était vêtue simplement, sans doute pour faciliter des mouvements rapides dans la foule.

" Va falloir que t'arrêtes de dormir autant si tu comptes rester avec nous. "

Il décida de prendre cette remarque comme un bon présage, se disant qu'il devait y avoir là un indice de son acceptation parmi les Voleurs. Elle le regarda une ou deux secondes encore, comme si elle attendait une quelconque réaction de sa part puis sembla perdre patience et lui lança :

" Ben allez, tu veux pas que je t'apporte des croissants non plus, grouille-toi ! Ils veulent te voir. "

Cette dernière information remplit Peter de joie et il s'empressa de se lever, sentant qu'il valait mieux ne pas la faire attendre. Malgré tout, il ne put s'empêcher de remarquer que l'impatience donnait à la jeune fille un air qui lui plaisait beaucoup. Une minute plus tard, ils étaient dans le campement, récoltant des regards intrigués et parfois désapprobateurs de la part des gens qui s'activaient déjà dans la clairière. Elle le mena jusqu'à une tente plus grande que les autres, et lui dit d'attendre dehors pendant qu'elle l'annonçait. Alors qu'il prenait sur lui pour ne pas se ruer à l'intérieur, Peter se demanda comment il devrait s'adresser au chef. Devrait-il lui donner du " monsieur ", ou s'était-il octroyé un titre tel que " Roi des voleurs " ? Il décida d'aviser en fonction de l'homme en question, ne voulant pas paraître ridicule.

Il n'eut de toute manière pas le temps d'y réfléchir plus. Sa nouvelle amie sortit sa tête de la tente et lui fit signe de la suivre. Une fois de plus, il fut agréablement surpris. Autour de lui, point de richesses éparpillées mais une belle pagaille, composée essentiellement de caisses et de sacs paraissant sur le point de craquer, sans doute sous le poids des divers larcins qu'ils devaient supporter lors des voyages. De plus, il n'était pas question d'un chef comme Peter l'avait tout d'abord supposé : un peu plus d'une vingtaine de Voleurs, jeunes, vieux, hommes et femmes équitablement répartis, s'étaient installés pour l'attendre, ayant chacun trouvé une manière différente de se caser plus ou moins agréablement. Quelques uns avaient simplement décidé de rester debout, tandis que d'autres se tenaient en équilibre sur des caisses, des hamacs servant sûrement de couchettes aux guetteurs ou étaient tout bonnement assis par terre. Tous regardaient dans sa direction, ayant l'air de chercher à savoir ce que le jeune homme leur inspirait. Ce fut un rire qui brisa le silence :

" Alors comme ça, tu comptes nous rejoindre ?
- Désolé p'tit gars, mais on fait pas crèche... "


Peter décida d'ignorer les piques que lui lançaient les Voleurs, répondant calmement à leurs provocations.

" Quelqu'un m'a dit qu'ici l'âge importait peu. D'ailleurs je ne suis pas le seul. "

Il accompagna sa réponse d'un mouvement de la tête en direction de la jeune fille qui s'était postée dans un hamac un peu plus haut que les autres, une jambe pendant dans le vide, plissant les yeux comme si elle voulait ne pas rater un seul détail de la scène.

" Elle a dû nous prouver son intérêt avant qu'on la prenne. Qu'est-ce que tu nous apporterais ?
- Crois-le ou non gamin, mais le vol c'est comme l'humour : beaucoup se croient drôles mais peu le sont vraiment. "


Peter décida de ne pas répondre tout de suite. Au lieu de ça, il ouvrit son manteau et commença à vider ses poches. Deux bonnes minutes s'écoulèrent sans que rien ne brise le silence en dehors des objets divers qui en sortaient ; quand il croisa les bras avec un regard de défi, c'était une petite montagne de pièces de valeur qui s'étalait à ses pieds, dont certaines provenaient du campement même. Il espérait que cela les impressionnerait et leur donnerait envie de l'avoir parmi eux, et non le contraire. Le sourire en coin qu'il vit apparaître sur le visage de la fille aux cheveux courts désamorça ses craintes, et c'est avec un visage serein, plein d'innocence, qu'il répondit enfin :

" Crois-le ou non vieillard, mais je suis plutôt marrant comme mec. "

Le silence qui suivit aurait pu être funeste. En scrutant les visages de ses " examinateurs ", Peter décela plusieurs réactions : de l'amusement surtout, mais aussi du mépris, et une ou deux fois même un peu de courroux. Le vieillard en question, lui, ne laissait rien transparaître. Ce fut d'ailleurs lui qui fit tomber la pression, éclatant d'un franc rire et descendant de sa caisse pour venir taper dans le dos de Peter si fort que ce dernier faillit s'étaler de tout son long. Alors les autres sortirent un à un de la tente, certains en lui serrant la main ou en lui adressant un signe positif de la tête, d'autres en passant devant lui sans même daigner lui jeter un regard. Il s'était sans doute fait quelques ennemis dans l'histoire, mais il saurait se défendre, et il avait au moins une tribu à laquelle se rallier.

La fille de la veille, qui était la seule à ne pas avoir quitté son perchoir, se décidé enfin à se laisser tomber au sol, atterrissant sans un bruit et avec une légèreté déconcertante. Elle se dirigea vers Peter et sortit d'un des sacs une dague qu'elle lui tendit en la tenant par le bout de la lame tout en lui souriant. Peter se saisit de l'arme et la glissa à sa ceinture, soutenant le regard espiègle de sa nouvelle amie.

" Bienvenue parmi nous, Peter Young !
- Merci, ...
- Plume. Moi, c'est Plume. "





Dernière édition par Peter D. M. Young le Mer 21 Déc - 23:49, édité 23 fois
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 15 Déc - 12:49

Bienvenue parmi nous si tu as des questions n’hésite pas I love you
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 15 Déc - 13:15

Meeeeerci bien (:
J'ai quelques questions en effet je te les envoie en MP parce que ça concerne directement mon perso et je veux pas gâcher le suspense 8D (Non je ne suis pas prétentieux.)
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 15 Déc - 15:06

Bienvenue parmi nous, Peter =D
Amuse-toi bien sur le forum =D
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 15 Déc - 15:38

Marti
EDIT : Le caractère est là C:
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 15 Déc - 18:51

Bienvenue sur le forum, mec ;)
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 15 Déc - 18:58

Welcoume
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 15 Déc - 22:55

CIMER What a Face

(J'ai pas fini mon caractère en fait. J'ai oublié des trucs 8D)
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Sam 17 Déc - 14:24

WELCOMEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Dim 18 Déc - 20:02

Meeerci beaucoup What a Face

Je finis mon histoire soit cette nuit soit demain (:

EDIT : Plus qu'une partie de l'histoire à faire et j'ai fini. Pour le délai, idem : cette nuit probablement, demain si je ne trouve pas le courage What a Face

EDIT2 : Bon, c'est beaucoup plus long que prévu What a Face Mais on en voit le bout ! Je finis ça le plus vite possible.
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Mer 21 Déc - 23:53

UUUUUUUUUUUUP j'ai enfin fini 8D

(Désolé pour le Double, mais comme j'étais le dernier à avoir posté...
BTW, je m'en rends compte seulement maintenant, j'ai un peu écrit un roman Je vous demande pardon, héhé, j'étais complètement dans l'histoire et je voulais pas bâcler mon perso What a Face)
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 22 Déc - 10:31

Fiche impressionnante *___*

PETER D. M. YOUNG,
BIENVENUE PARMI LES VOYAGEURS !!
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 22 Déc - 10:34

Meeeeeerci

( Je suis un artiste, môa. )
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 22 Déc - 10:59

T'fais iech toi, avec tes fiches dix fois trop longues Suspect
Je passe pour un débile maintenant !


BTW --> Re- Welcoume
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%] Jeu 22 Déc - 11:24

HAHAHA j't'ai trop kène l'ami.
BRAIPHE ! J'ai la classe, en fait.
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MessageSujet: Re: Peter; No time to think of consequences. [100%]

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Peter; No time to think of consequences. [100%]

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